J'ai choisi et soutenu Ségolène Royal parce que je voulais le changement et qu'elle incarnait ce changement. Sa démocratie participative m'allait tout à fait. Et puis c'était une femme qui avait une force d'attractivité incontestable. Certes elle n'a pas gagné mais elle a tout de même rassemblé 17 millions de voix.
Ce que j'ai moins aimé c'est la fin de sa campagne, quand elle a mis en cause le Parti socialiste. Je suis viscéralement attaché à la communauté socialiste mais quand elle a décidé de ne pas venir à notre conseil national pour tirer les enseignements de cette campagne, je n'étais pas du tout dans cet état d'esprit. C'est là que je lui ai dit : je reste avec toi mais je fais deux pas en arrière. Donc, je suis toujours dans ce cercle.
Je dois dire qu'elle s'est beaucoup corrigée depuis et qu'elle a repris sa place. Nous allons maintenant laisser passer les élections municipales puis trouver d'abord le Premier secrétaire de notre parti et plus tard le leader. Ségolène reste au premier rang et une personnalité de tout premier plan.

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